
Forteresse de Narikala
Forteresse de Narikala
Perchée sur la colline de Sololaki, la forteresse de Narikala domine Tbilissi depuis le IVe siècle. Histoire, accès et points de vue dans ce guide complet.
La forteresse de Narikala domine la vieille ville de Tbilissi depuis la colline de Sololaki. Édifiée à partir du IVe siècle pour surveiller la vallée du fleuve Koura, elle a traversé Perses, Arabes, Mongols et Géorgiens avant de prendre, au tournant du XVIIIe siècle, le nom sous lequel on la connaît aujourd'hui.
Pourquoi visiter la forteresse de Narikala ?
Narikala est l'un des rares monuments de Tbilissi à concentrer en un seul site plus de seize siècles d'histoire militaire. Ses murailles racontent les passages successifs des dynasties qui se sont disputé le Caucase, et son emplacement reste le meilleur belvédère sur la capitale géorgienne : la vieille ville pavée, le quartier des bains de soufre, les méandres du Koura et, par temps clair, la silhouette du Grand Caucase au nord.
L'accès au site est libre et il s'apprécie aussi bien de jour, pour les volumes de pierre, que le soir, lorsque les remparts sont éclairés. Comptez 1 h à 2 h de visite selon que vous combinez ou non la promenade jusqu'à la statue de Kartlis Deda.
Histoire de la forteresse
Des origines au royaume géorgien
La forteresse est construite à flanc de la colline de Sololaki au IVe siècle, à une époque où Tbilissi n'est encore qu'un poste défensif contrôlant le déversement du fleuve Koura. Elle est d'abord nommée Shukris Tsikhe, qui signifie « fort individuel ». Elle prend ensuite le nom de Kalas Tsikhe, puis est rebaptisée Narin Kala après l'invasion mongole. Depuis le XVIIIe siècle, elle a conservé l'appellation de « forteresse de Narikala », c'est-à-dire « petite forteresse ».
Agrandissements successifs
La citadelle est agrandie par les Omeyyades au VIIe siècle, qui en font le centre administratif de l'émirat de Tbilissi, puis par le roi David le Bâtisseur (1089-1125), figure majeure du renouveau géorgien. Les fouilles archéologiques ont montré qu'elle se composait à l'origine de deux enceintes fortifiées. La forme actuelle des remparts date pour l'essentiel du XVIe-XVIIe siècle, période de remaniement sous influence ottomane et perse.
L'explosion de 1827 et la reconstruction de Saint-Nicolas
En 1827, un tremblement de terre — combiné, selon plusieurs sources, à l'explosion d'un dépôt de poudre russe — détruit une partie importante de la forteresse, dont l'église Saint-Nicolas datant du XIIe siècle. Reconstruite entre 1996 et 1997 en réplique exacte de l'édifice initial, cette petite église à coupole occupe aujourd'hui le cœur du site et reste la partie la plus visitée de Narikala.
Que voir sur place ?
Les remparts et tours : la majorité des fondations remonte au VIIIe siècle, tandis que les courtines actuelles datent du XVIe-XVIIe siècle. On circule librement le long des murailles, avec des points de vue ouverts à 360°.
L'église Saint-Nicolas : reconstruction fidèle de l'édifice du XIIe siècle, avec un décor intérieur de fresques contemporaines retraçant l'histoire de la Géorgie.
La statue de Kartlis Deda (Mère Géorgie) : haute silhouette d'aluminium tenant une coupe de vin et une épée, accessible depuis la forteresse par un sentier qui longe la crête.
Le panorama sur Tbilissi : vue plongeante sur le quartier d'Abanotubani et ses bains de soufre, sur la vieille ville et, plus loin, sur le quartier d'Avlabari et la cathédrale Sameba.
Informations pratiques
Accès : site en plein air, ouvert en continu et gratuit.
Durée de visite : 1 h pour la forteresse seule, 2 h en incluant la marche jusqu'à Kartlis Deda et le retour à pied vers la vieille ville.
Meilleur moment : tôt le matin pour la lumière et l'absence de monde, ou en fin de journée pour l'éclairage des remparts.
Conseils : prévoir des chaussures fermées (pierres irrégulières), de l'eau en été, et éviter les abords des murs non sécurisés.
Comment s'y rendre ?
Trois options s'offrent à vous depuis la vieille ville :
À pied depuis la place Meidan : on tourne à droite après la mosquée Jumah, ou on emprunte la montée située après la chapelle arménienne. Le chemin, escarpé, traverse un tissu de petites maisons traditionnelles.
En télécabine : la ligne Narikala, construite par Leitner en 2012, part du parc Rike (place de l'Europe, rive gauche) et franchit le Koura sur 508 mètres. C'est la solution la plus rapide, avec un tarif modéré payable par carte rechargeable.
Par le sentier de crête : depuis la forteresse, on peut prolonger à pied jusqu'à la statue de Kartlis Deda et redescendre par le jardin botanique.
À voir autour
Les bains de soufre d'Abanotubani, en contrebas immédiat, héritage du quartier persan adossé à la colline.
Le jardin botanique de Tbilissi, sur le revers sud de Sololaki, accessible en quelques minutes depuis la forteresse.
Le musée ethnographique en plein air, pour prolonger la visite par une lecture de l'habitat traditionnel géorgien.
Le festival Tbilisoba, en octobre, rassemble musiques, danses et cuisines régionales dans les rues de la vieille ville et au pied de la forteresse.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Non. L'accès aux remparts et à l'église Saint-Nicolas est libre et gratuit, à toute heure. Seule la télécabine depuis le parc Rike est payante, à un tarif modéré.
Comptez 1 h pour parcourir la forteresse et l'église. En incluant la marche jusqu'à la statue de Kartlis Deda et le retour par le jardin botanique, prévoyez 2 h à 2 h 30.
La télécabine offre un panorama immédiat sur le Koura et la vieille ville. La montée à pied depuis la place Meidan est plus exigeante mais traverse les ruelles historiques et les bains de soufre. Une bonne option consiste à monter en télécabine et à redescendre à pied.
L'appellation actuelle, fixée au XVIIIe siècle, signifie « petite forteresse ». Elle dérive de Narin Kala, nom donné après l'invasion mongole, lui-même précédé de Shukris Tsikhe (« fort individuel ») et de Kalas Tsikhe.
L'édifice actuel est une reconstruction réalisée entre 1996 et 1997, en réplique exacte de l'église du XIIe siècle détruite en 1827. Elle est ouverte au culte et à la visite.
Préparer sa visite avec Nomadays
Narikala est l'une des étapes incontournables d'un séjour à Tbilissi, à combiner avec les bains de soufre, la cathédrale Sameba et une excursion vers le monastère de Bodbe ou le monastère de Ghélati. Pour construire un itinéraire complet, consultez nos voyages en Géorgie.
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