Histoire

Histoire

La Géorgie, une ancienne culture au Sud du Caucase, située à la limite de l’Europe et de l’Asie, se compose d’une mosaïque de peuples et d’ethnies à la recherche de leur indépendance depuis déjà plusieurs siècles.

1922 – 1989 : La période soviétique

1922 : Création de la République Fédérative Socialiste Soviétique (RFSS) de

Transcaucasie, dont fait partie la Géorgie, au même titre que l’Azerbaïdjan et L’Arménie.

1971 : L’homme d’état soviétique et géorgien Édouard Chevardnadzé est considéré comme étant un grand réformateur grâce à une gestion habile et mesurée de « sa » république.

Ainsi, il se posa comme protecteur de la culture nationale et de la langue géorgienne.

1978 : Les Géorgiens, ainsi que les Abkhazes, sollicitent des droits linguistiques et culturels.

Au début des années 1980, l’homme politique et idéologue soviétique Mikhaïl Souslov (1902-1982), organisa une « conférence à huis clos ».

Durant cette conférence, il fit état des mauvaises intentions, voire des intentions quasiment machiavéliques, de l’URSS envers la Géorgie.

1989 : Face aux manifestations pour l’indépendance en Abkhazie et en Géorgie, l’Union soviétique répond par une violente répression.

Les années 1990

Les années 1990 sont marquées par la destruction de l’URSS et une Géorgie indépendante devant faire face à des mouvements séparatistes. De plus, les relations avec la Russie restent très tendues.

9 avril 1991 : La Géorgie est la première république socialiste à annoncer officiellement son indépendance. Le pays est confronté à d’importantes difficultés économiques et des conflits internes issus des revendications d’indépendance de l’Abkhazie et l’Ossétie. Ces revendications furent appuyées par la Russie.

L’accès au pouvoir du premier président de la Géorgie démocratiquement élu, Zviad Gamsakhourdia, en avril 1991, est marqué par une sanglante guerre civile et des dissensions, encore d’actualité, entre l’Abkhazie et la Géorgie. 

En janvier 1992, il est chassé du pouvoir par un Conseil militaire à la suite de soupçons de corruption, d’abus de pouvoir et de violation des droits de l’Homme.

1992 : L’Ossétie du Sud, ensuite l’Abkhazie, proclament leur indépendance.

Ces indépendances, bien que non officielles, bénéficient toutefois du soutien de la Russie.

Par conséquent, la Géorgie perd des pans importants de son territoire.

7 mars 1992 : Édouard Chevardnadzé, après son retour de Moscou, devient le président du Conseil d’État, puis est plébiscité pour devenir en novembre le nouveau président du Parlement.

Arrivé au pouvoir, plusieurs opérations sont montées par Zviad Gamsakhourdia et ses partisans pour éliminer le « zviadisme » à travers tout le pays.

Ainsi, ils tentent de reprendre Tbilissi par la force, puis la ville de Koutaïssi en octobre 1993.

Le gouvernement de Chevardnadzé impose un régime extrêmement répressif dans toute la Géorgie.

Durant la première moitié des années 1990, la Géorgie est le théâtre de deux conflits armés.

Le premier, s’est déroulé entre 1990 et 1992. Il oppose les autorités géorgiennes aux Ossètes à la suite de la déclaration d’indépendance de l’Ossétie du Sud en 1992.

Le deuxième conflit, se déroule de 1992 à 1993, entre les autorités géorgiennes et les sécessionnistes abkhazes

En juillet 1992 : Après la proclamation par le Soviet suprême abkhaze quant à l’indépendance de l’Abkhazie, un autre conflit éclate entre les forces abkhazes et géorgiennes.

Pour protéger les voies d’approvisionnement et attaquer les forces soutenant l’ex-président Gamsakhourdia, les autorités géorgiennes envoient des troupes en Abkhazie.

Quant aux Abkhazes, ils reçoivent le soutien des peuples caucasiens de la fédération de Russie.

A cause de ces conflits intenses, 200 000 Géorgiens sont victimes d’un « nettoyage ethnique » de la part des Abkhazes et doivent quitter la république sécessionniste d’Abkhazie.

Un accord de cessez-le-feu est annoncé en juillet 1993, aussitôt rompu par les Abkhazes.

Ces derniers expulsent la milice géorgienne et 200 000 résidents géorgiens en octobre 1993.

En août 1995 : C’est l’adoption par le Parlement géorgien d’une nouvelle constitution, puis la mise en place d’un régime présidentiel.

Le 5 novembre 1995, Édouard Chevardnadzé est élu président de la République de la Géorgie.

Ayant subi, depuis son indépendance, une crise économique et sociale majeure, la Géorgie s’engage dès 1995 dans un renouveau économique, avec l’appui du Fond Monétaire International.

Ce dernier octroie au pays un prêt de 246 millions de dollars.

Le président Chevardnadzé est ainsi surnommé le « fossoyeur de l’Empire du Mal ».

La peine de mort est abolie en 1997 par le pouvoir en place géorgien.

La fin des années 1990

A la fin des années 1990 : La situation interne en Géorgie est particulièrement mouvementée, avec une incessante implication des puissances occidentales.

1997 : Création de l’Organisation pour la Démocratie et le Développement Économique (ODDE), aussi appelé GUAM (Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan, Moldavie), sous les auspices des États-Unis.

Le but est de créer un corridor énergétique, qui esquivera la Russie.

En août 1997 : Une déclaration de paix est signée entre la Géorgie et les sécessionnistes abkhazes sous l’impulsion de Moscou.

Malheureusement, le 9 février 1998, Édouard Chevardnadzé échappe à un attentat à Tbilissi, révélant de fait la fragilité de cet accord de paix.

1999 : La Géorgie devient le 41e état membre du Conseil de l’Europe. Toujours la même année, le pays signe un accord de coopération avec l’Azerbaïdjan, la Turquie et le Kazakhstan.

Cet accord a pour visée d’édifier un oléoduc stratégique, qui va relier Bakhou (en Azerbaïdjan), Tbilissi (en Géorgie) et Ceyhan (en Turquie), parfois abrégé oléoduc BTC.

La Géorgie au XXIe siècle

2003/2004 : Cette période est marquée par la « Révolution des roses », notamment contre les fraudes électorales et la corruption. Il s’agit d’une révolution pacifique ayant conduit à la démission d’Edouard Chevardnadze le 23 novembre 2003. Il était au pouvoir depuis 1992.

Le 4 janvier 2004 : Cette date est marquée par la victoire de Mikheil Saakachvili à l’élection présidentielle de Géorgie, avec plus de 96 % des suffrages exprimés. Il devient le plus jeune président « européen », mais également le premier président géorgien anti-russe

Après avoir tourné le dos à la Russie, il réclame l’adhésion de la Géorgie à l’Organisation du Traité Atlantique-Nord (OTAN).

Cependant, son engagement au côté de l’Occident est mal perçu par la grande majorité de la population.

La situation devient extrêmement tendue, avec notamment d’importantes manifestations contre la politique mise en place par le gouvernement. L’impopularité de Saakashvili se fait de plus en plus grandissante.

À cette période, la majorité des observateurs internationaux qualifient la Géorgie « d’état faible », ne pouvant assurer sa souveraineté sur les pans entiers de son territoire.

Par ailleurs, le nouveau pouvoir en place, avec à sa tête le président Mikheil Saakachvili, est soutenu financièrement par l’Occident, et surtout les Etats-Unis.

Une série de réformes efficaces et basiques est rapidement mise en place, permettant ainsi au pays de sortir d’une longue stagnation générale.

Ces réformes se rapportent notamment à l’instauration d’une nouvelle police non corrompue et d’une armée moderne formée par des officiers occidentaux.

Parmi les réformes se trouvent également la relance de l’économie via une politique d’appel aux investissements et aux privatisations.

Des travaux sont aussi entrepris pour reconstruire des infrastructures routières et urbaines, comme la restauration des transports publics.

Pour résorber l’énorme dette de l’état dans le domaine énergétique, le gaz et l’électricité deviennent payants.

Toutes ces réformes ont permis au budget de l’état de quintupler en quelques mois.

2007 est une période particulièrement difficile pour la Géorgie. Elle est marquée par des troubles majeurs internes, qui débutent à Tbilissi et durent pendant 5 ans.

En face, le pouvoir en place ne cesse de renforcer son autorité.

Ces 5 années de troubles vont d’autant plus se superposer aux conflits avec la Russie et les républiques séparatistes.

En septembre 2007, l’ancien ministre de la Défense Irakli Okrouachvili, après son retour en politique, critique violemment le président Saakachvili sur une chaîne de télévision appartenant à l’opposition.

Après l’arrestation de ce dernier pour corruption, une alliance de plusieurs forces d’oppositions manifeste son indignation.

La guerre d’août 2008 : Pour donner suite à l’incursion des forces géorgiennes en Ossétie du Sud et afin d’avoir à nouveau la main mise sur la région, la Russie envahit la Géorgie.

La minorité russophone, occupant l’Ossétie du Sud, bénéficie du soutien des troupes russes.

En même temps, la Russie reconnait l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud.

2012-2014 : C’est la période appelée le « Rêve Géorgien ».

Bidzina Ivanichvili est un homme d’affaires et un homme politique géorgien, ayant créé la coalition Rêve géorgien en rassemblant différents partis de l’opposition.

Le 17 octobre 2012, il devient premier ministre et souhaite normaliser la vie politique en Géorgie. D’emblée, cette grande figure géorgienne se présente comme une transition vertueuse vers la démocratie, avec l’appui de l’opposition.

Aussi surnommé « l’oligarque bienfaiteur du peuple », au cours des années 2000, Bidzina Ivanichvili fait construire grâce à sa fortune personnelle, des églises, des écoles et des hôpitaux.

Avec la réouverture du marché russe et la levée de la fermeture des frontières, un vent nouveau souffle sur l’économie géorgienne.

La Géorgie peut ainsi tripler ses exportations de vin et d’eau minérale.

Le pays peut de nouveau bénéficier du transit routier vers le nord.

Grâce à ces succès, Giorgi Margvelachvili, le candidat du parti d’Ivanichvili « Rêve géorgien » bat le candidat du parti de Saakachvili « MNU » Davit Bakradze durant l’élection présidentielle du 27 octobre 2013.

Décembre 2013 : Plusieurs grèves de la faim sont enregistrées dans plusieurs prisons de Géorgie face aux mauvaises conditions de détention et aux procédures judiciaires dites irrégulières.

Du 8 au 30 octobre 2016 c’est la période des élections législatives. Celles-ci sont gagnées par le Premier ministre Guiorgui Kvirikachvili, appartenant au parti pro-occidental Rêve géorgien (centre gauche). Celui-ci obtient 48,7% des suffrages et 115 sièges sur les 150 disponibles.

Davit Bakradze, du Mouvement national unifié (centre droit), dispose de 27 élus, avec 27,1% des voix.

28 novembre 2018 : Salomé Zourabichvili remporte le second tour de l’élection présidentielle avec 59,5% des suffrages. C’est la candidate indépendante soutenue par le Rêve géorgien au pouvoir.

Elle est opposée au candidat du Mouvement national uni Grigol Vachadze.

Le chef du parti politique Rêve géorgien, le milliardaire Bidzina Ivanichvili, contribue à la victoire de Salomé Zourabichvili en finançant, via sa fondation, la liquidation d’une partie des dettes de plus de 600 000 épargnants.

Situation actuelle de la Géorgie

Aujourd’hui, des milliers de Géorgiens, chassés d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, attendent un retour utopique.

En effet, la Russie continue d’occuper des zones géorgiennes, et cela en violant la loi internationale interdisant de changer les frontières européennes par la force.

Présentement, la Géorgie n’a quasiment aucun contrôle en Abkhazie et en Ossétie du Sud.

Bien qu’elles se soient autoproclamées indépendantes, ces républiques sécessionnistes vivent sous l’autorité de la Russie. Cette dernière les contrôle entièrement, tout en les reconnaissant comme des états-souverains.

Hormis la Russie, l’indépendance de ces deux républiques sécessionnistes n’est pas reconnue par la communauté internationale. 

Pour augmenter ses chances de récupérer un jour ces deux territoires, la Géorgie espère intégrer l’OTAN et avoir le soutien de l’Occident.

Quant à l’Adjarie, une autre république autonome en Géorgie, elle est de nouveau sous le contrôle du pouvoir central depuis 2004.

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