L’entrée de la Géorgie dans le Moyen-âge

L’entrée de la Géorgie dans le Moyen-âge

L’entrée de la Géorgie dans le Moyen-âge

 

La partie orientale de la Géorgie se transforme de façon considérable au IVe siècle.

L’Ibérie passe de la vassalité parthe à la vassalité perse (sassanide), mais fait aussi partie intégrante de Rome.

 

Durant la décennie 330, Sainte Nino de Cappadoce, une nonne de Jérusalem issue de la famille de Georges de Lydda, convertit au christianisme le roi Mirian III et son épouse.

 

La fin du Ve siècle est marquée par la première tentative d’unification de l’Ibérie avec la Colchide.

 

Après à la mort du roi Vakhtang Ier, dans les années 580, la Perse envahit la Géorgie orientale, devenue une province.

Une période trouble s’ensuit pour la Géorgie. A plusieurs reprises, elle est partagée entre les Byzantins, les Perses et les Arabes.

 

À la fin du IXe siècle, le prince de Tao, Adarnassé IV, probablement soutenu par son voisin arménien, unifie la Géorgie orientale. Il prend au même moment le titre de « roi des Géorgiens ».

 

 

La Géorgie, entre Perse et Byzance

 

Vers 450 : Un traité de paix est conclu entre Rome et le roi des Lazes, Goubaz Ier.

 

Vers 480 : Edification du premier monastère géorgien de Sainte-Croix par Pierre l’Ibère (409-490).

La bâtisse est située à proximité de Jérusalem.

 

452-502 : Règne de Vartang Gorgasal, signifiant littéralement « tête de loup » en Kartlie.

Il tente d’unifier la Géorgie sans grand succès, mais aussi de se libérer de la double tutelle byzantine et perse. Pour s’affranchir de la tutelle de Byzance, il proclame réunifiées et autocéphales les Eglises de Géorgie orientale et occidentale.

Il expulse les évêques nommés par Byzance pour installer à leur place 13 nouveaux évêques entièrement dévoués au roi Vartang Gorgasal.

Par la suite, il met sous son joug les tribus montagnardes, puis sécurise les frontières septentrionales géorgiennes en partant en guerre contre les Huns et les Alains.

 

456 : Une violente répression éclate contre l’occupation byzantine, initiée par les Lazes de Colchide.

 

470 : Martyre de Sainte Chouchanik, qui est l’épouse d’un hiérarque local. Celle-ci avait refusé de rallier au zoroastrisme (première religion monothéiste Perse).

 

Vers 480 : Fondation de Tbilissi par Vartang Gorgasal, qui veut dire littéralement la « ville chaude ». Cependant, Metskheta préserve son statut de capitale religieuse.

C’est aussi à cette période que la Géorgie orientale (Ibérie) devient une alliée de la Perse.

 

483 : Les Géorgiens s’insurgent sous le règne de Vartang Gorgasal. Un traité de paix est également signé avec la Perse, qui reconnait l’autonomie géorgienne.

 

484 : Séparation des Eglises de Rome avec celles de Byzance.

 

488 : Le roi Vartang, qui meurt en 502, est vaincu par les Persans.

Vers 510 : Tbilissi, devient la capitale du royaume d’Ibérie.

 

532 : Traité de « la Paix éternelle » entre la Perse et Byzance, qui vont se partager l’Ibérie, qui sera ainsi divisée en deux.

La partie orientale, comprenant Tbilissi et le titre de roi, est attribuée au fils aîné de Vartang, Vatché II.

Ses demi-frères puînés, Levan et Mihrdat, ont obtenu l’Ouest du royaume, ainsi que le titre d’archiducs.

 

Vers 550 : Le Roi Pharsaman V d’Ibérie accepte, de façon officielle, la suzeraineté persane. En échange, il préserve son pays et la religion chrétienne.  Cependant, les Sassanides ne respectent pas véritablement leur part de l’accord. En quelques années, ils annexent la basse-Ibérie où est située Tbilissi.

 

562 : Signature du traité de Dara, où les Perses renoncent à s’approprier la Géorgie occidentale (Lazique).

 

 

La domination Perse

 

580 : Mort du roi d’Ibérie Bakour III. La Transcaucasie est entièrement intégrée à la Perse sassanide.

 

588 : La population ibère, avec l’appui de la noblesse, se révolte contre la tyrannie du shah Hormizd IV (579-590). Elle fait appel au prince géorgien Gouaram, qui s’était réfugié en Lazique depuis l’occupation persane, pour régner sur le royaume d’Ibérie.

Celui-ci accepta, en prenant le titre de Prince-Primat au lieu de roi d’Ibérie.

Stéphanos Ier (590-627), son successeur, se retrouve engagé dans plusieurs guerres opposant les Sassanides aux Byzantins au début de son règne.

 

Vers 600 : L’Ibérie retrouve son autonomie politique.

 

En 610 : Séparation des Eglises géorgienne et arménienne sous le catholicos Kyrion Ier (595- 610). Acceptation de l’orthodoxie par l’Eglise de Géorgie orientale.

 

En 610 : Une nouvelle dynastie est instaurée à Byzance par l’empereur Héraclius, d’origine arménienne.

 

En 624 : Les Khazars, qui sont les alliés des Byzantins, détruisent et s’emparent de Tbilissi. Ils évincent les Perses de Kartlie ou Géorgie orientale. Les Khazars forment un peuple cavalier d’origine asiate, converti de façon partielle au judaïsme. Ils contrôlent tous les territoires conquis allant de la Volga jusqu’à la mer d’Azov. Grâce à leur aide, les Byzantins envahissent facilement la Géorgie orientale et conquiert, sur une courte période, l’ensemble du Caucase.

 

En 628 : L’Empire byzantin établit sa domination en Géorgie et en Arménie.

 

 

La domination Arabe en Géorgie

 

En 634 : Arrivés aux frontières sassanides, les musulmans commencent à annexer peu à peu l’empire perse sassanide. Cette annexion durera jusqu’en 651.

 

Dès l’an 650, le prince-primat Stéphanos II accepte la domination arabe sur ses domaines. Après une brève transition byzantine, l’Ibérie devint une région vassale du Califat omeyyade.

 

En 654 : Les Arabes envahissent la Géorgie orientale, l’Albanie et l’Arménie. La Géorgie occidentale reste sous le joug de Byzance. Le royaume de Lazique est le seul à avoir échappé aux Arabes.

En 655 : Signature du traité de Maslama : les Arabes doivent respecter les pratiques religieuses, en échange de la reconnaissance de l’autorité du Calife et du versement d’un tribut.

 

De 663-748 : La longue période de règne d’Artchil Ier, les royaumes géorgiens bénéficient d’une période de calme relatif et d’une croissance intérieure. Les alliances entre la famille princière et la noblesse se forment et plusieurs églises chrétiennes sont construites.

L’édification de ces églises symbolise le refus de la Géorgie de faire de l’Islam une religion d’État. Malheureusement, cela engendre une nouvelle série d’attaques des Arabes en Ibérie et la mise à mort d’Artchil Ier, qui est désormais devenu un « Martyr ».

 

En 685 : Grâce à une alliance entre les Khazars et Byzance, les Arabes sont rapidement chassés.

Byzance reprend le contrôle de la Géorgie orientale et de l’Arménie.

 

697 : Le royaume de Lazique est dominé par les Arabes.

 

735 : Fondation de l’émirat de Tbilissi.

 

736 : Les Arabes lancent une nouvelle attaque dans le Caucase et reprennent le contrôle de l’Arménie, la Kartlie et l’Albanie.

 

741 : Les princes David et Constantin deviennent des « martyrs ».

 

750 : La dynastie abbasside accentue l’occupation du Califat arabe sur le Caucase et renforce les persécutions contre les chrétiens.

 

780 : Le prince d’Abkhazie Léon II projette de s’allier aux Khazars pour se libérer de la tutelle byzantine. C’est aussi l’année de la disparition du royaume de Lazique, faisant de l’Abkhazie le royaume dominant en Géorgie occidentale. L’autorité du Califat en Géorgie orientale est désagrégée.

 

En 786, la dynastie des Bagrations, accède au trône d’Ibérie sous la personne d’Achot Ier.

Il décide de s’affranchir de la domination arabe en Géorgie.

 

888 (ou 899) marque une nouvelle ère pour la nation géorgienne. C’est la période où le prince Adarnassé IV d’Ibérie prend le titre de « Roi des Géorgiens ». Son règne est marqué par l’utilisation, pour la toute première fois, du nom de « Géorgie » dans une titulature royale.

Cependant, la domination du royaume d’Abkhazie s’achève avec l’avènement de David le Grand.

 

 

Unification de l’État géorgien

 

Au milieu du Xe siècle : L’Eglise géorgienne orthodoxe, échappant au patriarcat de Constantinople, est réorganisée. Celle-ci impose son caractère autocéphale.

 

966-978 : Règne de David III, le Fils d’Adarnasse V d’Ibérie, provenant de la branche cadette de la dynastie des Bagrations, sur le Tao Clardjétie et la Kartlie. Cette dynastie règne en Géorgie, mais aussi en Arménie.

David III Bagration, surnommé « le Grand », à la mort de son père Adarnassé V, devient le roi de la province héréditaire de Tao Clardjétie en 966. Il reçoit, par la même occasion, la distinction de Curopalate d’Ibérie par courtoisie, car l’Ibérie est encore sous la domination abkhaze.

Son règne est avant tout marqué par la soumission, en quelques années, des états musulmans bordant son royaume.

Devenue une grande puissance régionale, notamment en 976, David III arriva à faire de l’empereur byzantin Basile II son allié. D’ailleurs, Basile II consent à l’indépendance de la Géorgie.

 

978 : Sacre de Bagrat III, qui est le fils adoptif de David III, il est le souverain à la fois des régions de Kartlie, de Tao Clardjétie et d’Abkhazie.

Bagrat III établit, après avoir accédé au trône, sa capitale dans la ville de Koutaïssi, Tbilissi étant encore sous la domination des musulmans.

Il soumet l’émirat de Gandja, assure à Byzance sa fidélité et renouvelle l’alliance familiale avec l’Arménie. En unifiant ainsi l’Ouest et le Centre de la Géorgie, il accroît sa puissance, attisant la jalousie de David III Bagration, son protecteur.

 

En 1008 : L’Ibérie et le royaume des Géorgiens tombe entièrement entre les mains du prince Bagrat III à la mort de son père naturel Gourgen Ier.

Encouragé par ses exploits, Bagrat III entrepris une campagne militaire contre la principauté de Kakhétie, qui se résigna en 1010.

À cette période, l’unification de la Géorgie est un véritable exploit. Pour la première fois, l’ensemble de la nation géorgienne ne forme plus qu’un, hormis la Tao, qui est désormais byzantine.

De plus, le sceptre royal porte le titre de « Roi des Kartvels, des Abkhazes, des Kakhs et des Rans ».

 

1014 : Mort de Bagrat III, souhaitant se faire enterrer dans le monastère de Bédia, en Abkhazie.

Le but étant de marquer l’annexion durable de cette province au royaume géorgien.

Pour la toute première fois dans son histoire, la Géorgie est réunifiée.

 

1014-1027 : Règne de Georges Ier, marqué par la perte de la Kakhétie et de la Tao- Clardjétie.

 

1027-1072 : Son fils, le roi Bagrat IV, fait face à l’insurrection de ses vassaux, conduis par le général Liparit Orbéliani.

 

Fin du Xe siècle : Unification religieuse entre le primat d’Abkhazie et le catholicos de Géorgie, genèse de l’unité géorgienne.

 

1060 : Le roi Bagrat IV forme une alliance familiale avec le sultan seldjoukide Alp Arslan. Il donne pour cela en mariage sa nièce.

 

1065 : Les Turcs seldjoukides occupent la Géorgie.

 

1068 : La seconde invasion seldjoukide détruit Tbilissi, les provinces d’Argvétie et la Kartlie.

 

1071 : Avec l’appui des Géorgiens, les Seldjoukides sont victorieux face à l’armée byzantine à Mantzikert. Cette victoire est marquée par la capture de l’empereur Diogène.

Cette bataille marque la fin de la tutelle byzantine sur lAnatolie.

 

1073 : Guiorgui II devient le roi de Géorgie. A cette même date, le sultan seldjoukide Malik Chah occupe la Géorgie et met à sac la capitale Koutaïssi.

 

1074 : Une paix turco-géorgienne, à l’avantage des Seldjoukides, est proclamée. La Géorgie doit cependant céder aux Turcs, une part de ses provinces orientales.

 

 

 

 

 

 

 

Apogée et Âge d’Or géorgien

 

En 1089, un Conseil de la noblesse décide du sort de la Géorgie. A la sortie de ce Conseil il est décidé que le roi Georges II sera privé de pouvoir. Celui-ci a dû abdiquer au profit de son jeune fils David IV, alors seulement âgé de 16 ans.

 

1089-1125 : Epopée du roi David IV le Bâtisseur, considéré comme un puissant roi et un « rétablisseur » de l’unité géorgienne.

Il chasse les Turcs seldjoukides de Géorgie, soumet les féodaux et étend l’influence de son royaume sur tout le Caucase.

Il réforme, les institutions et l’armée. Il rassemble aussi sous sa coupe le pouvoir spirituel et temporel. C’est le début de l’Age d’Or de la Géorgie.

 

1103 : Le roi David IV s’assure du contrôle direct sur les affaires de l’Eglise et associe celles-ci à la direction des affaires nationales. Ainsi, l’Eglise orthodoxe géorgienne se transforme en instrument efficace au service de l’Etat, qui est en cours de construction.

En contrepartie, l’Eglise reçoit de considérables avantages, dont des avantages fiscaux octroyés aux hauts dignitaires de l’Eglise.

David IV crée une administration centralisée et moderne.

Les chefs de l’administration, rattachés à la cour royale, et dénommées « Oukhoutsessi » ont la mainmise sur les départements administratifs majeurs, comme les finances, les affaires intérieures ou l’armée.

Le roi désigne un « mtsignobarth oukoutsessi », qui est une sorte de Premier ministre.

L’administration judiciaire est également réformée.

 

 

La reconquête avec le roi David IV le Reconstructeur 

 

1118 : Création d’une armée permanente que David IV décide de recruter parmi ses voisins fidèles des montagnes du Nord-Caucase, les Kiptchak.

Cette armée permanente est constituée de 50 000 hommes.

Le recrutement de cette armée a permis la reconquête des terres de la Géorgie méridionale.

La conquête arménienne commence avec la prise de Lori des mains des anciens suzerains géorgiens.

 

1121 : Le sultan seldjoukide du Khorasan, Mahmoud II, déclare la guerre sainte (djihad) contre David IV.

En août de la même année, une puissante armée composée de soldats musulmans envahit la Géorgie. Cette invasion est toutefois un échec lorsque cette armée est battue le 12 août 1121 au cours d’une bataille décisive à Didgori.

 

1122 : Tbilissi est libérée, après 4 siècles sous le joug arabe. Son accès au rang de capitale de la Géorgie unifiée est un tournant dans l’histoire du pays.

 

1123 : David IV annexe l’Arménie du Nord. Cette annexion est marquée par l’entrée des troupes géorgiennes dans l’Ani, la capitale historique de l’Arménie. Celle-ci se trouve sous la tutelle musulmane depuis 1050.

Cette année marque aussi l’occupation géorgienne de l’ensemble des principautés musulmanes du Caucase, Ran et Daroubandi, mais aussi l’expulsion des Seldjoukides de leurs derniers retranchements en Arménie.

 

24 janvier 1125 : Mort de David IV ou « David IV le Reconstructeur » à 51 ans, qui sera plus tard canonisé par l’Eglise orthodoxe géorgienne. Il reste jusqu’à aujourd’hui un personnage majeur de l’histoire de la Géorgie.

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