La position des femmes dans la société géorgienne

La position des femmes dans la société géorgienne

La situation des femmes en Géorgie reste aujourd’hui assez complexe, même si le pays passe peu à peu d’un régime totalitaire à un régime démocratique.

Après la « révolution des Roses » en 1993, l’Etat a mis en œuvre des réformes majeures dans plusieurs

domaines, dont la place de la femme dans la société géorgienne.

Malheureusement, la situation sociale de la femme géorgienne ne s’est pas améliorée.

Elle s’est même aggravée pour beaucoup d’entre elles.

 

Quelques généralités sur la place de la femme dans la société géorgienne

En tant que pays faisant partie du Partenariat Oriental avec l’UE et désirant intégrer l’Union Européenne à terme, la Géorgie doit s’assurer de faire les choses selon les normes européennes. L’une des exigences de l’UE se rapporte au respect de l’égalité entre l’homme et la femme.

Aujourd’hui, le passé à la fois riche et mouvementé de la Géorgie est le facteur principal à l’origine des problèmes relatifs au droit de la femme.

En effet, la Géorgie est une société encore extrêmement traditionnelle. La femme y est avant tout une mère et la gardienne du foyer. Elle se marie, puis s’occupe de ses enfants.

Aussi, peu éduquées sexuellement et mariées rapidement, les Géorgiennes deviennent mères très tôt.

De plus, à cause d’une mauvaise conjoncture économique, les hommes quittent le domicile conjugal pour trouver du travail à l’étranger.

Les femmes, devenues « chef de famille », doivent gérer seules leur foyer et subvenir à elles seules aux

besoins de leur famille.

Le rôle de chaque être humain dans la société géorgienne reste déterminé, en partie, par son genre. Lorsqu’une femme se fait violer, il s’agit d’un délit mineur.

Les violences conjugales envers les femmes sont fréquentes et touchent plus de la moitié des femmes mariées.

Quant au divorce, les hommes sont privilégiés. Les valeurs traditionnelles leur assurent la conservation de leurs droits de propriété.

De plus, le divorce constitue un déshonneur pour la femme géorgienne.

Au-delà de ces problèmes majeurs liés au droit de la femme, l’ensemble de la gente féminine en Géorgie ne bénéficie pas des mêmes privilèges.

 

En milieu rural, les opportunités de carrière pour les femmes sont infimes. Celles-ci vivent encore selon les

normes et les règles imposées par la société traditionnelle.

En revanche, les femmes vivant en zone urbaine sont globalement mieux loties.

A l’instar des hommes, elles ont la possibilité de faire des études supérieures.  Elles sont donc indépendantes financièrement et ont l’opportunité d’occuper des postes à responsabilités. 

 

La provenance sociale des femmes détermine aussi les opportunités offertes à chacune.

Par exemple, les femmes de la classe moyenne géorgienne sont relativement autonomes.

Pour les femmes issues des camps de réfugiés, leur situation est très instable.

En effet, elles sont exposées régulièrement aux violences et ont beaucoup de mal à s’intégrer au sein de la communauté.

 

Le statut de la femme géorgienne

Le statut de la femme géorgienne est bien souvent ambigu. D’après l’article 14 de la constitution, adoptée par le parlement géorgien en 1995, tous les êtres humains naissent libres et égaux devant la loi.

En théorie, les relations hommes - femmes ont évolué en Géorgie sous l’influence de l’idéologie soviétique. D’après cette idéologie, les femmes disposent des mêmes droits que les hommes et peuvent intervenir dans tous les domaines touchant la vie publique.

Malheureusement, dans la pratique, les traditions patriarcales sont fortement ancrées au sein des foyers géorgiens.

Ainsi, l’homme est désigné comme étant le chef de famille. Il est aussi un soutien et le protecteur de la

femme. De ce fait, pour cette dernière, le rôle se limite à éduquer les enfants et à gérer la maisonnée.

Toujours est-il que l’égalité hommes-femmes est loin d’être clairement établi en Géorgie.

Malgré la bonne volonté affichée par l’Etat géorgien, les mentalités évoluent très lentement.

Aujourd’hui encore, au sein de nombreuses familles géorgiennes, les garçons sont considérés comme des enfants-rois. Quant aux petites filles, elles sont éduquées, dès leur plus jeune âge, à effectuer les tâches ménagères.

 

Concernant la femme active, la transition de la Géorgie vers l’économie de marché fut marquée par une importante crise économique à travers tout le pays.

Ce sont les femmes géorgiennes qui en ont subi les plus lourdes conséquences.

Aujourd’hui, la plupart des femmes actives en Géorgie travaillent en indépendantes.

Cependant, en menant leurs entreprises à titre privé, celles-ci ne sont pas reconnues comme entités juridiques.

Quant aux femmes travaillant dans des organismes privés répertoriés ou des entités gouvernementales, elles forment une minorité en Géorgie.

En matière de vote et d’éligibilité, le droit géorgien reconnaît que les femmes et les hommes ont les mêmes droits. Néanmoins, les femmes sont moins présentes que les hommes au sein des postes politiques-clé.

Par exemple, durant les élections parlementaires de 1999, 4 sur les 39 partis et groupes politiques en lice eurent à leur tête des femmes.

 

Le statut de la femme en l’absence de son mari

Pour des raisons économiques, beaucoup de maris et pères de famille quittent leurs villages et leurs familles pour travailler à l’étranger (comme la Russie ou l’Azerbaïdjan).

Le but est d’assurer à leurs familles une meilleure vie.

Ces maris et pères de famille peuvent être des migrants saisonniers ou être partis pour une assez longue période. De fait, en l’absence des maris, les épouses ont la lourde charge de gérer le foyer.

Malheureusement, le statut de « chef de famille » ne revient pas obligatoirement à la femme.

En l’absence de l’homme, le rôle de « chef de famille » est octroyé au plus âgé des hommes encore présents au village, au frère ou à un parent vivant sous le même toit.

Même si elle doit s’occuper de son foyer, la femme est rarement indépendante et demeure « encadrée ».

 

En zone rurale, la femme géorgienne a une seule façon de gagner sa vie : l’agriculture.

Elle cultive les champs, puis part au marché pour vendre ses produits.

Pour les jeunes filles d’une maisonnée ayant l’opportunité de faire des études, c’est généralement sur

elles que reposent l’honneur de la famille. Mais en même temps, elles doivent assurer la tenue du foyer, l’agrandissement de la famille et l’économie domestique. 

 

Les problèmes sociaux majeurs touchant les Géorgiennes

Une enquête menée par une ONG internationale, réalisée en 2000, met l’accent sur les abus physiques. Ainsi, cette enquête laisse apparaître que la violence au sein d’un foyer est un problème majeur en Géorgie. Malheureusement, malgré la hausse de la fréquence relative à la violence domestique en Géorgie, celle-ci n’est aucunement considérée comme un problème social dans le pays. La violence domestique fait

plutôt l’objet d’un tabou social.

Les femmes qui en sont victimes en parlent très peu, voire jamais, en-dehors du cercle familial.

 

En Géorgie aucune loi ne condamne spécifiquement la violence domestique.

Celle-ci est globalement acceptée par les Géorgiens. C’est un fait social touchant en grande majorité les femmes vivant en milieu rural, dans les camps de déplacés ou de réfugiés.

Implicitement, l’image de la femme violentée renvoie à celle de la femme soumise. Cette image de la femme soumise est accentuée en milieu urbain via des publicités dégradantes exposées dans les espaces publics. Il s’agit ici d’affiches faisant des Géorgiennes des femmes-objets.

Les conditions socio-économiques actuelles en Géorgie, qui sont difficiles, ont favorisé la hausse de la traite des femmes et la prostitution.

La misère et le manque de travail obligent les femmes et les fillettes géorgiennes à se prostituer ou à chercher un emploi dans des pays comme la Turquie, la Grèce ou Israël.

La plupart du temps, elles se prostituent ou trouvent un travail de main d’œuvre non qualifiée et à moindre coût.

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